Présentation du village d’Ibos

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Un peu d’histoire…

D’une superficie de 3 288 ha, soit deux fois plus que celle de Tarbes, Ibos fut la 6ème ville de Bigorre au Moyen-Age après Tarbes, Bagnères, Lourdes, Vic et Rabastens. Ibos reçut sa charte d’affranchissement à la fin du XIIème siècle et a toujours tiré parti de sa position de ville frontière proche du Béarn, faisant confirmer ou agrandir ses privilèges, soit par les Comtes de Bigorre, soit par les rois de France, ou bien par les Rois d’Angleterre selon les péripéties mouvementées de la guerre de Cent Ans. Ibos qui comptait 254 feux en 1313, en compte 1 660 à la veille de la révolution.
La riche architecture bigourdane du village et l’importante Collégiale témoignent d’un passé florissant où le commerce, l’agriculture et la forêt ont joué le plus grand rôle.

Une situation privilégiée

Aujourd’hui, Ibos compte 2 955 habitants. Le village s’est développé tout en conservant sa spécificité de village de caractère grâce aux efforts conjugués de ses habitants, de ses élus municipaux et de l’architecte des bâtiments de France qui veille au respect des principes architecturaux propres à ce village. Ibos continue de profiter de sa situation privilégiée et a vu se développer, au cours des dernières décennies, sur son territoire, une zone artisanale au pied de la côte de Ger, une zone commerciale de part et d’autre de la RD 817, qui constitue le pôle commercial majeur de l’agglomération, ainsi qu’une zone d’activités artisanale et industrielle à la sortie du poste de péage de l’autoroute A64.

La Collégiale, emblème du village

La Collégiale d’Ibos, ainsi dénommée parce qu’aucun évêque n’y a jamais eu son siège, était occupée par un collège de chanoines. Elle se compose de 3 parties :

  • La nef, partie la plus ancienne, unique et caractéristique du style gothique languedocien date de la fin du XIVème siècle.
  • Le chœur, du début du XVème siècle est polygonal à sept pans, d’une hauteur de 24,70 m contre 15.50 m pour la nef.
  • Le clocher, tour carrée, aurait été élevé au XVème siècle.

La Collégiale fut classée monument historique en 1862, avant la cathédrale de Tarbes. Les boiseries du chœur, stalles et sièges de célébrant, ainsi que les fonts baptismaux (qui sont l’ancien bénitier à la très belle cuve et au pied galbé sculpté en marbre rouge et vert de Campan) et la statue de Saint-Laurent ont été classés monuments historiques en 1977. La Collégiale fait, depuis, l’objet de travaux importants et réguliers de maintenance.

Le blason de la ville

Le blason de la ville est simple : une croix cantonnée de 4 i. Les couleurs des quartiers rouge et bleu furent définies aux XIème et XIIème siècles.

Blason Ibos